LEGE CAP FERRET (Gironde), 6 juin 2008 (AFP) - Les maires du littoral girondin
de l’océan Atlantique ont lancé vendredi un cri d’alarme pour protester contre
l’absence de maîtres-nageurs sauveteurs (CRS/MNS) en juin et septembre, sur ces
plages réputées très dangereuses.
"Nous avons demandé pour les mois de juin et de
septembre des chefs et des adjoints de postes de secours, ce qui représente une
vingtaine de CRS, mais cela nous est refusé", a regretté vendredi Michel
Sammarcelli, le président du syndicat à vocation unique pour la surveillance
des plages girondines. Faute d’effectifs policiers suffisants, deux postes de
surveillance sur quatre seront ouverts sur la commune de Lège-Cap-Ferret, un
sur quatre à Lacanau.
Sur les plages de La Teste, Le Porge, Hourtin, Carcans et
Naujac, aucune surveillance ne sera assurée pendant cette période.
M. Sammarcelli, également maire UMP de Lège-Cap-Ferret, a lancé un appel à
la population, lui recommandant la plus extrême prudence sur ces plages rendues
très dangereuses par les forts courants de baïnes (cuvettes qui se forment au
gré des marées et dont la vidange provoque des courants très violents
entraînant les nageurs vers le large). "Nous ne prenons pas d’arrêté de
fermeture de plages car nous n’avons pas les moyens de le faire
respecter", a expliqué Henri Sabarot, maire (SE) de Carcans.
Pour répondre
aux inquiétudes des maires qui craignaient, il y a quelques mois, l’absence de
CRS sur les plages pendant la période estivale, la ministre de l’Intérieur
Michèle Alliot-Marie avait annoncé fin avril que "treize unités de
CRS" seraient déployées sur les lieux de villégiature au cours de l’été
2008. Cependant, dans un récent courrier, les maires girondins ont appris que
ce déploiement ne serait pas effectif avant le 1er juillet et se terminerait au
1er septembre. Chaque été, ce sont 85 CRS qui sont mis à disposition de leurs
communes pour assurer la surveillance des plages. Ils sont épaulés par environ
180 civils. En 2007, ils ont secouru 1.344 personnes et n’ont eu qu’un mort à
déplorer.
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