Partenaires SN

logoWS.jpg
Matériel de sauvetage côtier et de glisse pour sauveteurs et postes de secours
Benett.png
paddleboard-bennett-robustlite.jpg
Revendeur Paddleboard Bennett
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
coureurs_dcume.jpg
Attention danger : plage sans CRS Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
23-06-2008

5550959.jpgSURVEILLANCE DES PLAGES. -- Pour ce premier grand week-end de chaleur, il y avait foule à la plage et au bord des lacs. Les élus du littoral dénoncent l'absence de CRS en juin. L'un de ces sauveteurs témoigne des risques que courent les baigneurs. A Libourne et à Labouheyre, deux jeunes se sont noyés dans un lac.

Il est maître-nageur sauveteur (MNS) chez les CRS depuis des années. Affecté sur la côte aquitaine, dont il connaît les dangers comme sa poche. Pour la première fois de sa carrière, il commencera la saison le mardi 1er juillet seulement. Car cette année, le gouvernement a décidé de restreindre la mise à disposition des sauveteurs CRS aux deux mois d'été. Jusqu'alors, ils étaient en place dès la mi-juin, et ce jusqu'à la mi-septembre. Et les rumeurs les plus pessimistes courent pour l'avenir. Astreint au devoir de réserve, ce CRS a accepté de témoigner anonymement pour « Sud Ouest ».

"SO" - Que vous inspire cette réduction de la durée de votre mission ?

Un grand sentiment de frustration. C'est cette année le cinquantième anniversaire de notre prise de service sur les plages. On a connu une époque avec quatre noyés par été dans chaque commune. Il n'y en a pratiquement plus. Les CRS ont beaucoup donné pour parvenir à ce résultat. Certains d'entre nous y ont laissé leur vie. On ranime des gens en arrêt cardiaque, on secourt des blessés graves. On a l'impression qu'on fait trop bien notre boulot puisque des gens, dans des bureaux à Paris, ont le sentiment que les plages aquitaines ne sont pas dangereuses. Ils ont poussé l'aberration jusqu'à nous faire commencer le mardi 1er juillet, alors que le littoral risque d'être surchargé le week-end prochain. Avec un peu de jugeote, on aurait été en poste le 28 juin.

"SO" - Le mois de juin a pourtant été calme ?

C'est le seul effet d'une météo déplorable jusqu'alors. Il n'y avait personne à la plage ! Et samedi, pour le premier jour de grand beau temps, l'Océan était très calme. Si on avait eu la combinaison du soleil et d'une mer agitée, on aurait pu assister à des catastrophes.

"SO" - Qu'est-ce qui vous rend irremplaçables ?

Notre professionnalisme, notre rigueur, notre autorité. Les élus, qui essaient de récupérer des CRS à la retraite pour surveiller les plages de leurs communes, ne s'y trompent pas. En cinquante ans, la maison CRS a formé des centaines de sauveteurs sur un label de qualité reconnu par tous. Il faut cinq années de pratique pour devenir un bon professionnel. À mes débuts, j'ai été encadré par des anciens qui m'ont enseigné toutes les ficelles. Il faut connaître les courants et anticiper les dangers. On évite des drames sans même se mettre à l'eau parfois. C'est un métier qui exige beaucoup d'expérience. Allez demander à un jeune de 18 ans de gérer une baignade à l'Océan, c'est une folie ! Il risque de prendre trop tard les bonnes décisions. Il risque aussi de se faire rire au nez. Nous, avec notre écusson CRS, on ne nous rit pas trop au nez.

"SO" - Comment se déroule votre préparation ?

Nous sommes 900 à l'échelon national à subir des tests physiques pointus pendant l'hiver, 600 à être sélectionnés. Nous suivons des formations continues sur tous les aspects du métier : la réanimation, les traumatismes du squelette, le brancardage, le nouveau matériel. On part en stage intensif en mai, on prend en main le nouveau matériel. On forme aussi les jeunes non-CRS qui nous appuient pendant l'été sur les postes de secours.

"SO" - Craignez-vous de disparaître purement et simplement du dispositif de surveillance à l'avenir ?

Il y a des rumeurs en ce sens. On est dans l'inconnu et on se pose des questions. Par le passé, on surveillait les plages pendant quatre mois, de début juin à la fin septembre. On est passé à trois mois, de la mi-juin à la mi-septembre. Cette année, c'est deux mois. On est 600, ce qui ne représente pas grand-chose dans l'effectif global des CRS. Qu'est-ce qui empêchera des bureaucrates parisiens de nous changer d'affectation ? Quand il était encore ministre de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement avait dit qu'il était aberrant de remettre en cause un système qui avait fait ses preuves. Il avait tout compris.

Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher
Huby   |2008-07-03 08:27:37
avatar Des choses vraies.... mais des bêtises aussi...
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:
 
Saisissez le code que vous voyez.
-

3.23 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

 
< Précédent   Suivant >