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Matériel de sauvetage côtier et de glisse pour sauveteurs et postes de secours
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Certaines plages ne seront pas surveillées cet été en Aquitaine faute de CRS Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-07-2008

a_1087_1.jpgTraditionnellement, dès le 15 juin, voire même certains week-ends de mai, les postes de surveillance ouvrent sur les plages de la façade atlantique. Mais, cette année ils sont presque tous fermés.

Dans de nombreuses communes du littoral, l'Etat n'a pas souhaité mobiliser ses effectifs de CRS-MNS (maîtres nageurs) avant le 1er juillet. Une décision, qui révolte de nombreux maires en Gironde notamment. Compte tenu des dangers de l'Altantique, ils craignent que les accidents graves se multiplient, dès l'arrivée des beaux jours.

« L'Etat nous a refusé la trentaine de CRS MNS (maîtres nageurs sauveteurs), chefs de postes de secours et adjoints que nous réclamions, alors qu'ici l'océan est dangereux avec les baïnes (courant violent qui attire au large le nageur) », s'insurge Henri Sabarot, le maire sans étiquette de Carcans, en Gironde. La nouvelle est tombée comme un couperet, il y a à peine quinze jours. « Et, nous n'avons pas le temps de nous retourner. Il faut minimum trois ans de pratique à un CRS pour être chef de poste », peste Michel Sammarcelli, le président du Syndicat à vocation unique pour la surveillance des plages girondines. 

 

Résultat, fautes d'effectifs, de nombreuses plages seront sans surveillance, notamment en Gironde, à La Teste, Le Porge, Hourtin, Carcans en juin et en septembre. A Lacanau, une station balnéaire connue dans le monde entier, seul un poste de secours sur quatre sera ouvert. « Nous craignons des problèmes, car la base hélicoptère de Lacanau ne sera pas ouverte avant le 1er juillet. Les délais d'intervention seront allongés de dix minutes », regrette Michel Sammarcelli. Or, « en cas de noyade, si des soins ne sont pas prodigués dans les dix minutes, on passe du stade 2 au stade 4, c'est-à-dire le coma », rappelle t-il, avec gravité. « Il y a des risques majeurs. La sécurité ne sera pas assurée sur les plages et cela aura aussi des conséquences sur le tourisme », se désole Jean-Michel David, le maire de Lacanau. Car, chaque été, l'activité des 85 CRS mobilisés sur la côte girondine est importante. En 2007, ils ont ainsi secouru 1 344 personnes, et déploré trois morts. Selon l'Institut national de veille sanitaire, l'Aquitaine, à elle seule, concentre 15 % des noyades et 8 % des décès enregistrés chaque année en France. Afin d'éviter tout incident, à Tarnos, dans les Landes, le maire, Jean-Marc Lespade, dont la responsabilité est engagée en cas d'accident, a préféré interdire la baignade sur ses plages en juin et en septembre.

« Pourquoi la surveillance commence le 1er juillet, un mardi, alors que les touristes vont arriver le week-end ? Il s'agit d'une décision absurde de technocrates », dénonce Henri Sabarot, en colère. Et, « ce n'est pas pour faire des économies. Ce sont nos communes qui prennent en charge le surcoût, lié à l'hébergement, et le transport de ces CRS », renchérit Michel Sammarcelli, le maire de Lège-Cap Ferret. Selon lui, la « vraie » raison est ailleurs. « La ministre considère que ce n'est pas leur travail ». Surtout, que dans les trois ans à venir, 6 000 postes vont être supprimés dans la police nationale, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques. Michel Sammarcelli craint donc que ce soit l'une des dernières années, où les CRS sont présents l'été sur les plages françaises. En attendant, faute de mieux, les maires de la côte girondine vont donc lancer une campagne d'affichage pour prévenir les baigneurs des dangers de l'océan atlantique.

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