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Surveillance au rabais en juin, faute d’effectifs...
“Traditionnellement, nous avons
des CRS-MNS pour surveiller nos plages dès le 15 juin, mais cette
année, l’Etat nous a refusé la trentaine de chefs de postes de secours
et d’adjoints que nous réclamions, alors qu’ici, l’océan est dangereux
avec les baïnes”, s’insurge le maire (sans étiquette) d’Hourtin,
Henri Sabarot.
La nouvelle est tombée comme un
couperet il y a à peine quinze jours. “Et nous n’avons pas le temps de
nous retourner”, peste Michel Sammarcelli, le président du Syndicat à
vocation unique pour la surveillance des plages girondines. Résultat,
faute d’effectifs, en juin et en septembre de nombreuses plages de
Gironde seront sans surveillance : La Teste, Le Porge, Hourtin,
Carcans...
A Lacanau, site mondialement connu,
seul un poste de surveillance sur quatre sera ouvert : “Nous craignons
des pépins, car les délais d’intervention seront plus longs. La base
hélicoptère de Lacanau ne sera pas ouverte avant le 1er juillet,
regrette Michel Sammarcelli. Qu’on ne vienne pas nous dire que c’est
pour faire des économies. Ce sont nos communes qui prennent en charge
le surcoût, lié à l’hébergement, et le transport de ces CRS.” Faute de
mieux, les maires de la côte girondine vont donc lancer une campagne
d’affichage pour prévenir les baigneurs des dangers de l’océan
Atlantique.
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