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Votée
lors du dernier Conseil municipal, la décision de faire appel à la
Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) pour renforcer ses
effectifs de surveillants des plages, a fait grincer les dents de
l'opposition qui a finalement voté contre.
Cet été, le ministère de
l'Intérieur met à la disposition de Capbreton 13 CRS au lieu de 16,
incitant (obligeant ?) la commune à conclure une convention de
partenariat avec la SNSM, leur fournissant ainsi trois recrues
supplémentaires du 1er juillet au 31 août : un chef de poste, un
adjoint et un sauveteur qualifié.
Pour info, sur les cinq postes de
secours répartis le long des plages, la cité portuaire a besoin de 46 à
47 surveillants de plage qualifiés. L'an passé, 31 civils complétaient
les 16 CRS, cette année, ils devraient être entre 33 et 34.
Un choix du Ministère
L'opposition
menée par Stéphanie Dubarry s'interroge sur le caractère obligatoire de
la signature de cette convention avec la SNSM. « Avez-vous consulté le
club de sauvetage côtier de Capbreton ? Et le comité départemental de
la Fédération française de sauvetage et de secourisme ? » « C'est une
décision de Michèle Alliot-Marie, un choix du ministère de l'Intérieur
dans le cadre du retrait progressif des CRS sur les plages », explique
Patrick Laclédère, premier adjoint et maître de séance (le député-maire
Jean-Pierre Dufau étant absent). « Nous attendons la réponse du
ministère de l'Intérieur pour savoir si c'est bien une obligation »,
renvoie Corine Dehez, élue d'opposition, mariée à Bernard Dehez,
co-président du club de sauvetage côtier d'Hossegor, association sous
l'égide de la fédération et reconnue d'utilité publique.
Autant
dire que c'est un sujet qui lui tient à coeur. « Rien n'est sûr pour
l'instant concernant cette obligation, j'insiste. Certaines communes
font appel aux sauveteurs issus des clubs en juin et en septembre et ne
les embauchent pas en juillet et août. Je ne comprends pas pourquoi on
ne fait pas travailler les clubs locaux formateurs, au moins à
Capbreton et à Hossegor ? Les sauveteurs sont aussi bien formés et
connaissent les dangers de l'océan Atlantique. Une embauche locale
limiterait aussi des coûts de logement pour des MNS venus d'ailleurs. »
Beaucoup
de questions encore en suspens, l'été approchant devrait apporter
quelques réponses. Au moins, un constat est sûr : le nombre de CRS
diminue d'année en année et les remplacer suscite bien des polémiques,
voire de la compétition.
Auteur : Fabien Rabatel
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