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LITTORAL. Avec le beau temps, les
stations balnéaires ont retrouvé un bon niveau de fréquentation. Pour
autant, les communes peinent à s'organiser à l'heure de l'avant-saison
Le soleil retrouvé avec des températures généreuses
! Il n'en fallait pas plus pour motiver le grand public à retrouver le
chemin des plages. Tout au long de ce week-end de Pentecôte, le
littoral girondin a été pris d'assaut. Et malgré une baignade encore
fraîche, les nageurs ont été nombreux à se jeter dans les vagues.
Du
côté des commerçants, bars et restaurants ont pu tester leurs équipes.
Les soirées de samedi et de dimanche ont été à la hauteur de belles
journées de haute saison. Dimanche, certains restaurants « branchés »
avouent avoir refusé jusqu'à cent couverts !
La surveillance des plages
Dans
ce tableau plutôt rassurant, avec une fréquentation des stations
balnéaires au rendez-vous, quelques ombres subsistent pourtant dans
l'accueil du public. Alors que la saison des plages débute bien avant
le mois de juillet, les communes littorales peinent à s'activer pour
accueillir dans les meilleures conditions les visiteurs de
l'avant-saison. Tour d'horizon. Des plages bondées, mais pas de
sauveteurs pour porter assistance. À Lacanau, lors du week-end de
l'Ascension, deux touristes venus de Malte avaient échappé de peu à la
noyade. Entraînés par un courant de baïne, ils étaient finalement
parvenus à rejoindre le rivage. Pompiers et gendarmes, alertés par des
témoins, avaient récupéré les victimes en état de choc.
Hier, au
Porge, un jeune homme de 17 ans a eu la vie sauve grâce à
l'intervention d'un surfeur (lire ci-contre). Dans ce dossier, les
maires des communes littorales accusent le désengagement de l'état, qui
organise le retrait progressif des MNS-CRS. Dans le milieu des
sauveteurs, le sujet fait débat. Des secouristes expérimentés assurent
que les MNS civils sont tout aussi capables que les policiers de tenir
les postes de surveillance durant cette période.
Sur les plages
naturistes du Porge et de Vendays-Montalivet, qui accueillent jusqu'à
10 000 personnes en plein été, la démonstration est faite. Un MNS
regrette que « dans le bras de fer qui oppose les communes au ministère
de l'Intérieur, c'est finalement le grand public qui est pris en otage
». Autre démonstration d'un certain malaise. Ce week-end, la plage du
Moutchic de l'étang de Lacanau était surveillée par un dispositif
activé au dernier moment. Un peu plus loin, à l'océan, la plage
centrale bondée était « aux risques et périls » des baigneurs.
Peu d'aménagements
Pas
de douches ouvertes à la remontée des plages, les accès ne sont pas
encore installés, et les toilettes sont fermés... Les commerçants ne se
privent pas de faire remonter un certain agacement.
À
Carcans-Maubuisson, commune dirigée par le maire Henri Sabarot, l'un
d'eux évoque l'augmentation brutale de 33 % pour les terrasses
couvertes. « Un courrier, venant de la mairie, nous explique qu'avec la
baisse de la TVA, on devrait y arriver. Sauf qu'à Maubuisson, rien
n'est fait depuis des années ! »
Dans les mairies, c'est le «
coût » de la saison qui est évoqué. Les élus de petites communes, qui
reçoivent des milliers de visiteurs l'été, font remonter qu'une aide
plus importante des autres collectivités et de l'État, ne serait pas de
trop. Passer de 5 000 à plus de 50 000 résidents n'est pas sans
conséquence sur le budget d'un village.
Auteur : julien Lestage
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Les
pompiers volontaires du Porge ont été alertés par un témoin qui a fait
usage de son téléphone portable. Hier, il est environ 17 heures, plage
centrale, lorsqu'un nageur n'arrive pas à rejoindre le rivage, emporté
par un courant de baïne. Lorsque les pompiers arrivent sur place, la
victime vient d'être sauvée par un surfeur. Âgé de 17 ans, le baigneur
a été conduit au service des urgences de la clinique d'Arès. Selon les
pompiers, ses jours ne sont pas en danger.
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