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PLAGES. Il y aura une douzaine de CRS en moins sur les plages de quatre communes
Le ministère de l'Intérieur réduit encore les effectifs des CRS sur les plages. Cet été, du 1er juillet au 31 août, les policiers maîtres-nageurs ne seront plus que 495 pour assurer la surveillance du littoral en France. Ils étaient 603 l'année dernière et 647 en 2007.
Une peau de chagrin qui affecte bien entendu les plages landaises
puisque l'on comptera douze CRS en moins sur quatre des dix-huit
communes de la côte que sont Biscarrosse, Capbreton, Tarnos et
Moliets... « Ils étaient 118 l'année dernière à renforcer les
dispositifs de surveillance civils des communes, on va se retrouver à
un effectif de 106 », déplore Hervé Bouyerie, président du Syndicat de
surveillance des plages. « L'État se dégage peu à peu de ses
responsabilités et c'est inquiétant pour l'avenir... »
Pas question bien sûr de laisser les plages landaises avec une
surveillance allégée. On connaît les dangers que peuvent engendrer les
trop célèbres baïnes, les déferlantes et l'immensité des plages.
Les communes concernées ont été invitées à se tourner vers d'autres
solutions et notamment vers l'association des SNSM (Société nationale
des sauveteurs en mer) qui forme pourtant des maîtres-nageurs
compétents. Ce que ne conteste pas Hervé Bouyerie. « Mais les CRS sont
des policiers assermentés, des professionnels dont on connaît
l'efficacité. »
Financièrement, ces remplacements ne changeront rien puisque les
communes de toute manière doivent payer une indemnité à l'État pour les
CRS et qu'elle paye ses MNS civils.
Trois à Capbreton
À Capbreton, la commune fera appel à trois SNSM pour remplacer trois
CRS qui manqueront à l'appel au 1er juillet. Ils ne seront plus que 13
cet été. La question a été évoquée lors du dernier Conseil municipal il
y a quelques jours, ce qui n'a pas manqué de faire des vagues puisque
l'opposition a voté contre. Ces trois recrues rémunérées par la commune
occuperont les fonctions de chef de poste, d'adjoint et de sauveteur
qualifié. À Capbreton, sur les cinq postes de secours répartis le long
des plages, la cité portuaire a besoin de 46 à 47 surveillants de plage
qualifiés. L'an passé, 31 civils complétaient les 16 CRS, cette année,
ils devraient être 33 ou 34.
Moliets cherche chef de poste
À Moliets, ce sont trois zones de baignades et deux plages dont une -
la plage Nord - coupée par le courant d'Huchet. La commune perd deux
CRS sur six. Ils seront remplacés par des civils mais pas par ses SNSM.
« J'ai procédé au recrutement de maîtres-nageurs civils avant de savoir
que l'on pouvait bénéficier de renforts des SNSM », indique le maire
Anne-Marie Cancouet très en colère contre cette décision du ministère
de l'Intérieur. « Bien sûr, j'ai le même effectif que l'année dernière
mais je vais avoir dès le 1er juillet un gros problème pour trouver un
chef de poste à la plage Sud. Si au moins j'avais un CRS
supplémentaire... »
L'élue de Moliets a une confiance quasi illimitée dans les policiers. «
Ce sont des gens fiables et expérimentés, avec les MNS civils, c'est
plus aléatoire, ce sont souvent des jeunes qui ne connaissent pas assez
le terrain. Et puis parfois on a des surprises : il y a quelques
années, des jeunes MNS m'ont fichu une grève en plein mois d'août ! »
Auteur : Didier piganeau
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