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« Vers une surveillance locale de la plage » |
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28-06-2009 |
SAUVETAGE. Philippe Doïmo, membre de la Fédération de sauvetage donne son avis sur le problème de surveillance des plages
« Sud Ouest ». Actuellement la surveillance du littoral n'est pas assurée partout. Que pensez-vous de la situation ?
Philippe
Doïmo. Quand on voit le nombre d'accidents qu'il y a eu le week-end
dernier, c'est pathétique. Le problème, c'est que personne ne s'est
préparé à l'après-CRS. Pourtant la Fédération française de sauvetage et
de secourisme peut apporter toutes les réponses nécessaires. La
solution, c'est tous nos clubs. Nous formons les sauveteurs dès le plus
jeune âge, à partir de 6 ans. À 18 ans, ils sont super à l'aise pour
surveiller leur plage. Ils la connaissent par coeur, les baïnes etc.
C'est idiot d'appeler des gens de Paris ou d'ailleurs qui n'ont pas
cette culture de la mer.
Pour vous, l'idéal c'est que les plages soient surveillées par les « locaux »...
Oui.
C'est le modèle australien. Les clubs de sauvetage locaux sont aidés
par les mairies. En contrepartie les « beach-patrols » doivent un
certain nombre d'heures de surveillance des côtes.
En France,
les communes commencent tout juste à savoir qu'on existe. Il faut
qu'elles nous aident à nous développer, à créer de nouveaux clubs. Et
contrairement à l'Australie qui a une culture du sauvetage vieille de
100 ans, qui donne une « beach éducation » à l'école primaire, la
France a encore beaucoup de chemin à faire. Mais je suis optimiste.
La Fédération peut-elle apporter une réponse homogène à la surveillance ?
Je
pense qu'il faudra travailler en collaboration avec la SNSM. Et dans
une dizaine d'années ça pourrait fonctionner correctement.
Auteur : Recueilli par C. C
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