Certes, la Fédération française de sauvetage et de secourisme possèdeun volet « sportif », discipline reconnue par ailleurs par le ministèrechargé des Sports, leurs adhérents gonflant les rangs des clubs desauvetage côtier. « Mais nous formons dans les Landes 100 % des brevetsnationaux de sécurité et de sauvetage aquatique, le BNSSA », tient àrappeler le président du comité départemental des Landes de lafédération, Vincent Mazzer, pour éviter toute confusion. Le brevet estla base de toute intervention de surveillance en milieu aquatique. Lafédé propose les autres formations dont les premiers secours en équipeet les diplômes de moniteur - secouriste.
Alors que le nombre de CRS diminue
chaque été sur les plages, la question de leur remplacement suscite
parfois les passions, souvent le débat, et sent de plus en plus la
récupération politique. « La décision du recrutement revient à la
municipalité (le Sivu) mais je ne veux pas intervenir dans ce débat-là,
nous savons seulement que, dans quelques années, il n'y aura plus de
CRS. Je rappelle aussi que le comité des Landes en 2008, c'était 855
licenciés dont 223 à Capbreton (278 en2009), 154 à Hossegor et 22 à
Seignosse. »
Le recours à la SNSM
La décision de la
commune de Capbreton (aidée par le ministère de l'Intérieur) de
remplacer les trois CRS manquants en juillet et août (13 au lieu de 16
l'an passé) par trois membres de la Société nationale de sauvetage en
mer, la SNSM, a priori non locaux, avait provoqué une polémique générée
en partie par de nombreux acteurs et proches du sauvetage landais. «
Pareil, reprend Vincent Mazzer, nous n'avons rien contre la SNSM. »
Il
réfute aussi une future concurrence sur les plages mais précise : « En
tant que président de la fédé, je rappelle que nous formons des gamins
dès 12 ans, qu'ils suivent toutes les étapes du secourisme. Ils
deviennent d'excellents secouristes qui connaissent très bien l'océan
Atlantique. » Son objectif est clair : amener le plus possible de
maîtres-nageurs sauveteurs locaux sur les plages l'été. Quant à la
politisation, il est on ne peut plus clair : « Je pense que ça ne peut
que nous nuire. Créer des polémiques ne fait qu'aggraver les choses. »
Pas
de controverses donc, d'autant plus qu'à y regarder de plus près, le
nombre de civils landais en poste sur les plages ne fera qu'augmenter.
Sur Capbreton pour cet été, ils sont 18 sur les trois plages ouvertes
jusqu'à la fin du mois de juin, 34 en juillet et en août et, à
confirmer, de nouveau 18 en septembre, donc déjà en écrasante majorité.
Auteur : Fabien Rabate
|