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Les sauveteurs civils au secours des CRS |
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02-07-2009 |
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Les CRS toujours moins nombreux sur les plages. Cet été, les
policiers maîtres-nageurs ne seront plus que 495 pour assurer la
surveillance du littoral en France, et seulement du 1er juillet au 31
août. Ils étaient 603 en 2008 et 647 en 2007. « 185 d'entre eux seront
en poste sur le littoral aquitain, répartis sur 57 postes et 28
communes », précise le capitaine Jocelyn Jeanneau, responsable de la
côte atlantique. Soit une trentaine de moins que l'an dernier.
Pour compenser cette perte, les communes sont obligées de faire
appel aux sauveteurs civils de la société nationale de sauvetage en mer
(SNSM) ou du syndicat intercommunal (Sivu) de surveillance des plages.
A Lacanau, 32 civils ont été mobilisés, contre 26 l'an dernier. « En un
an, nous sommes passés de 15 à 11 CRS pour nos quatre plages océanes »,
explique la mairie. Si les civils coûtent moins cher aux communes que
les CRS, rares sont ceux qui acceptent d'endosser la responsabilité de
chef de poste. Conséquence : une surveillance quasi nulle en juin et
septembre. Cette année, à Lacanau, seule la plage centrale était
surveillée à partir du 13 juin, « car un civil a exceptionnellement
accepté d'être chef de poste jusqu'à l'arrivée des CRS, hier. Mais la
Nord, la Sud et la Super-Sud n'étaient pas du tout surveillées
jusque-là. » Or, une noyade s'est produite le 13 juin, au niveau de la
plage Super-Sud. « C'est une conséquence directe de l'absence des CRS
», déplore la mairie, qui admet que le niveau de sécurité diminue
fortement en juin et septembre. Le capitaine Jeanneau en appelle, quant
à lui, à la responsabilité des baigneurs : « On se baigne dans les
zones surveillées, entre les drapeaux bleus, pas en dehors. »
L'année dernière, 14 personnes se sont noyées en Gironde entre
le 1er juin et la mi septembre.
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