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Matériel de sauvetage côtier et de glisse pour sauveteurs et postes de secours
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Revendeur Paddleboard Bennett
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SEIGNOSSE. - De la même famille Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-08-2009

10236483.jpgUn samedi matin comme un autre à la plage du Penon à Seignosse.

Effervescence dans le poste de secours, il est à peine 9 heures du matin. Ivan Rabbet, le chef des plages de la commune, rassemble les maîtres-nageurs sauveteurs (MNS) participant à un entraînement spécial. Cinq équipes issues des cinq postes (les Estagnots, VVF, les
Bourdaines, le Penon et les Casernes) vont s'affronter dans une course au sauvetage. Chacun a son brancard, son paddle board - c'est une longue planche -, une bouée tube, un filin, des palmes et le matériel de sauvetage, trousse de secours et oxygénothérapie. Des fausses victimes se mettent à l'eau, attendant d'être sauvées. « Le but, c'est de se donner, le classement n'est pas intéressant », conseille Ivan, avant le départ.

À ses côtés, se tient Edgar Maurincomme, fraîchement élu à la ville de Seignosse et responsable des 6 km de plages. De fait, l'homme est un ancien CRS avec 30 saisons en tant que maître-nageur sur Seignosse, chef de plage il y a encore deux ans. « Nous avions déjà cette politique d'entraînement tous les dix jours. Si nous n'organisons pas ce type
d'événement, on ne se voit pas. » La corne de brume retentit, c'est parti ! Les cinq équipes entament au pas de course un parcours dans le sable, avec passage obligatoire en haut de la dune côtière, bonjour les mollets. « Seignosse compte en
juillet et août 29 MNS dont 14 CRS, explique Edgar. Je m'occupe aussi du recrutement des civils. La plupart sont des étudiants et j'essaie de privilégier la proximité. Trois d'entre eux sont d'ailleurs seignossais, un habite Saint-Martin-de-Seignanx et un autre Bénesse-Maremne. »

Le retrait des CRS

La conversation dérive forcément sur le retrait progressif des CRS sur les plages françaises. « Nous avons le souci d'offrir une plage sécurisée, le fait d'avoir une fonction de police rassure les municipalités pour trois raisons : c'est une forme de dissuasion, le CRS arrive plus facilement à faire obtempérer les gens et il peut dresser des procès-verbaux », explique l'élu, prêchant pour sa paroisse. « Les civils, il en faut. Nous avons ici une parfaite osmose entre ces deux formes de MNS. » Pour info, trois CRS sont en poste aux Estagnots, aux Bourdaines et aux Casernes, ils sont cinq au Penon et absents de la plage des VVF.

Les participants arrivent finalement à extirper d'un océan capricieux les fausses victimes. Retour au poste où a lieu un tirage au sort pour déterminer les maux dont souffrent les sauvés (malaise, réanimation cardio-pulmonaire...). « Si l'an prochain, nous avons trois CRS en moins, nous devrons compenser par l'embauche de cinq civils », continue Edgar, se justifiant par la différence d'heures de travail pour des frais équivalents, 50 heures par semaine chez les CRS et 35 heures +3 heures supplémentaires, côté civils. « Je pense qu'il faudrait au moins deux CRS sur chaque plage, j'espère que l'Etat va s'en rendre compte. » L'entraînement se termine, tous ont droit aux mêmes conclusions : la condition physique est bonne mais attention au secourisme, surtout au niveau des gestes.
Auteur : Fabien Rabatel


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