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CARCANS. Après la deuxième noyade survenue cette semaine dans le Médoc, le maire répond à Jean-Bernard Dufourd, l'élu de Naujac
L'océan ne pardonne pas. C'est la seule leçon que l'on s'autorisait à tirer hier à Carcans à la suite de la nouvelle noyade qui est survenue, avant-hier, à Carcans-plage. La victime, un homme âgé de 53 ans, de nationalité suisse, se baignait au milieu d'une baïne avec son fils, en dehors de toute zone réglementée, à 300 mètres du poste de secours. « Quand je les ai vus entrer dans l'eau, j'ai tout de suite compris que ce n'était pas une bonne idée », explique Vincent, un surfeur témoin du drame.
Deuxième noyade
À une cinquantaine de mètres du rivage, l'homme aurait coulé à pic. Son
fils, a immédiatement lancé des appels au secours. « Il y avait
beaucoup de houle et de très forts courants », explique Vincent qui,
avec d'autres surfeurs, a tout tenté pour retrouver le corps tandis que
les sauveteurs étaient prévenus.
Comme une partie de l'équipe était déjà en intervention pour un autre sauvetage hors zone, ce sont les CRS en poste à la
vigie, qui ont rapidement fermé la baignade surveillée, qui sont intervenus sur place. L'homme a pu être récupéré. Malgré
un intense massage cardiaque, le baigneur n'a pas pu être ramené à la vie. On suspecte un arrêt cardiaque au cours de la
baignade. C'est la deuxième noyade en quelques jours sur le littoral du Médoc, particulièrement meurtrier en cette fin
juillet, après la noyade d'une jeune allemande, mardi, à Naujac.
Multiplier l'information
Henri Sabarot, le maire de Carcans revenait hier sur la polémique lancée par Jean-Bernard Dufourd, le maire de Naujac
(voir « SO » du 30/7) déplorant le manque de CRS sur les plages du Médoc.
"Ce n'est pas l'effectif de CRS qui est en cause
dans le drame de Carcans".
On ne peut pas mettre des CRS sur 200 kilomètres de plage, expliquait Henri Sabarot. Ce qu'il
faut c'est multiplier l'information et les conseils sur les dangers de la plage. Ce n'est pas un problème de nombre, c'est un
problème de discipline des baigneurs. » Comme dans le cas de la jeune allemande, le touriste suisse effectuait sa première
journée de plage à Carcans et ne connaissait visiblement pas les dangers des baïnes.
Même si l'édile déclare « regretter » la diminution du nombre de CRS cette année, il plaide, lui, pour un « allongement de
la durée de surveillance ». Cette année, les sauveteurs CRS ne sont arrivés qu'au 1er juillet.
« Nous sommes rassurés cette année car, même si l'effectif a diminué, l'encadrement des sauveteurs civils par les CRS est
maintenu », tempère Henri Sabarot. L'an dernier, il y avait sept CRS à Carcans. Cette année, ils ne sont plus que quatre.
«
On s'adapte », ajoute le maire qui déclare n'avoir pas fait appel à un renfort SNSM mais avoir recruté des sauveteurs civils
pour compléter son effectif.
L'an dernier, à Carcans-plage il y avait deux zones de baignade
surveillée. Cette année, il n'y en a plus qu'une à Carcansplage. Hier
soir, un corps était retrouvé près de Carcans, porté par les courants.
Peut-être celui de la jeune allemande disparue à Naujac.
Auteur : yann saint-sernin
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