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Moins de CRS sur les plages ? Tel serait le projet du gouvernement, selon le syndicat UNSA-police, qui s'est saisi du problème en écrivant, en décembre 2007, à tous les maires du littoral. "Tous les ans, on en entend parler, mais cette année, la pression est beaucoup plus forte", juge Philippe Capon, responsable du secteur CRS. "La direction centrale souhaite se désengager et diminuer de 10 % les effectifs", assure Paul Le Guennic, secrétaire général adjoint de l'organisation.
En 2007, 643 fonctionnaires CRS avaient été affectés à la surveillance des plages, qui constitue sans doute la plus populaire de leur mission. Ces policiers, formés au maintien de l'ordre, sont détachés pendant deux mois et mis à la disposition des municipalités en qualité de nageurs sauveteurs (NS), reconnaissables à leur tee-shirt blanc à écusson rouge.
"Une vitrine"
Dans son courrier, UNSA-police sollicitait, avant les élections, le soutien des maires : "S'il est indéniable que l'engagement des NS sur les plages représente l'une des vitrines des compagnies républicaines de sécurité, nous voulons, au-delà, marquer notre détermination à faire que cette mission, ô combien humaniste, ne devienne un "gadget estival" sur lequel on s'autorise sans crainte à opérer de substantielles économies." Nombre d'élus ont répondu, dont les maires de la station balnéaire La Londe (Var), ou de Ploemeur (Morbihan). L'ancien journaliste Ladislas de Hoyos, maire (divers droite) de Seignosse (Landes), réélu en mars, avait même annoncé qu'il ferait voter une motion par son conseil en faveur du maintien des CRS sur ses plages. "La différence avec des sauveteurs, c'est qu'ils peuvent assurer la police des plages", insiste M. Le Guennic.
Les CRS ont, par ailleurs, d'autres préoccupations. Avec la création de compagnies de sécurisation, annoncées en début d'année par la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour lutter contre les violences urbaines, et surtout le rapprochement de la police avec la gendarmerie, les CRS, qui comptent aujourd'hui 61 compagnies, redoutent des coupes claires dans leurs effectifs.
La mission de la gendarmerie mobile est en effet identique à la leur, et la ministre a souvent répété qu'elle souhaitait que les gendarmes ne stationnent plus dans des cars, notamment aux abords des centres de rétention administrative (CRA).
Leur redéploiement sur le terrain provoquera inévitablement des "doublons" avec les CRS. Une réunion à la direction générale de la police, lundi 31 mars, devait leur être consacrée.
Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du 02.04.08.
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Contribution Sauveteur-Nautique : Cedric
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