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Les plages de l'Atlantique fermées en juin ? |
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04-04-2008 |
Le projet de réduire le nombre de CRS maîtres-nageurs déclenche la colère des élus.
«La suppression de 10 % des effectifs de CRS est dans les tuyaux depuis trois ou quatre ans. Elle se précise. On nous indique qu'on pourrait même ne plus avoir de CRS-MNS sur les plages en juin et septembre dès cet été » affirme Michel Sammarcelli, maire de Lège-Cap-Ferret, et président du Syndicat pour la Sécurité des plages de la Gironde. Il tire la sonnette d'alarme : « Nous ne souhaitons pas nous retrouver dans l'obligation de fermer les plages au mois de juin ! »
Entre La Rochelle et Hendaye, 245 CRS-MNS et environ 500 sauveteurs municipaux assurent la sécurité des plages pendant l'été.. « A Paris, on nous dit qu'il suffit de remplacer les CRS supprimés par des civils.
Mais c'est malheureusement impossible, tout simplement parce que le
vivier n'est pas extensible » assure le maire girondin. Il n'y a pas
suffisamment de candidats qualifiés. Or avec les baïnes, les plages
d'Aquitaine sont particulièrement dangereuses. Pendant l'été 2007, il y
a eu 1344 sauvetages pour le seul littoral girondin ! Les plages
landaises et des Pyrénées-Atlantiques sont également directement
concernées. « Si nous ne pouvons pas assurer la surveillance des plages
en juin alors qu'à l'occasion des beaux week-ends, il y a autant de
monde qu'en plein été, comme la loi prévoit que les maires sont
responsables de la sécurité, nous ne pourrons pas ouvrir les plages »
prévient Michel Sammarcelli.
En revanche, en Languedoc-Roussillon les grandes stations ne font
plus beaucoup appel aux CRS. « Nous ne faisons plus appel les CRS parce
que c'était impossible à gérer. Au dernier moment il y avait toujours
des postes non pourvus. Il nous fallait trouver des remplaçants.
Actuellement, nous travaillons avec des pompiers qui nous fournissent
le personnel nécessaire pendant tout l'été et avec des MNS directement
engagés par la mairie » explique, par exemple, Jean Marie Portes, le
directeur de l'office du tourisme de Canet-en- Roussillon. Au Cap
d'Agde, le contingent de CRS est réduit : 11 contre 50 pompiers. A
Palavas, c'est la SNSM locale qui fournit la trentaine de sauveteurs
nécessaires pour la surveillance.
Publié le 03 avril 2008 à 11h25 | Auteur : Pierre Sauvey et Christian Goutorb
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