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Stéphanie Barneix, du club du sauvetage côtier de Capbreton, nuance l’inquiétude des maires sur l’absence des CRS cet été.
Les maires du littoral landais disent leurs inquiétudes. Car
l’état envisage de revoir à la baisse la présence des CRS sur les plages. Dès
cet été, les sauveteurs républicains ne seraient plus déployés entre le 15 juin
et le 15 septembre, mais du 1er juillet au 30 août. Les communes
devront compenser cet engagement réduit : payer des MNS civils. Là ou les
édiles fustigent une défection de l’état qui pèsera sur les collectivités.
Stéphanie Barneix fait entendre une voix en rupture avec ce discours. Celle qui
a opéré pendant 15ans sur les plages comme MNS préfère rappeler le potentiel « des jeunes de la région ». Ces
civils constituent la majorité des sauveteurs, associés aux CRS. « Ils ont le même niveau de compétence »
souligne Stéphanie Barneix, par ailleurs investie dans le club de sauvetage
côtier de Capbreton. « A travers,
nous leurs faisons passer le BNSSA. Et ce sont des jeunes qui d’ici, ils
connaissent bien le secteur et les plages. ». Des jeunes du cru
qu’elle regrette de « voir sur le
carreaux l’été ». « Ils sont pourtant prêt à travailler. Beaucoup
vivent sur place et ne posent pas le problème de l’hébergement
saisonnier. »
« Il faut s’y préparer ».Les maires en luttes pour le
maintien des effectifs CRS sur les plages ne masquent pas l’importance
financière de cette présence. Certains, dans les petites communes, assurent
qu’ils ne pourront remplacer les CRS par des civils (le salaire d’un MNS civil
se situe aux alentours de 1200€ net) et fermeront certaines plages.
Au delà du pécuniaire, les élus
avancent l’argument des prérogatives. Les CRS sont des policiers avec un
pouvoir en matière de maintien de l’ordre. Stéphanie Barneix relativise cette
vision des choses «Vous savez un 14
juillet, Je ne suis pas certaines qu’ils aient le temps de dresser des PV. Ils
sont tournés vers l’eau et en ce qui concerne le pouvoir de police les maires
peuvent assermenter des sauveteurs civils. C’est ce qui est fait à Soustons-Plage ».
Stéphanie Barneix suggère d’anticiper ce qui serait une
évolution inéluctable. « Les moyens
alloués par l’état vont baisser, on n’y coupera pas. L’an dernier à Biarritz,
il n’y avait qu’une seule plage sans CRS, cette année, il y en aura trois. A
Hossegor nord, déjà il n’y avait pas de sauveteurs CRS. Je ne suis ni contre ni
pour la présence des CRS, je dis simplement qu’il faut se préparer ensemble à
leur départ. ». Cela dans le département qui, selon l’Institut
Nationale de Veille Sanitaire, enregistre le plus nombre de noyades(1).
(1) Il existe plusieurs stade de noyades, une noyade n’implique pas
nécessairement la mort.
Source : Sud-Ouest Landes
07 Avril 2008
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