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PLAGES SURVEILLÉES. --Le week-end du 1er mai, les MNS retrouveront la Grande Plage avant le vrai début de la saison en juin. Les MNS-CRS s'effacent petit à petit
Hier sur la Grande Plage, une dizaine de jeunes MNS retenus pour la prochaine saison estivale effectuaient des exercices, sous la houlette de René Dubès et Jérémy Pagès, du club Biarritz Sauvetage Côtier. Une épreuve pratique grandeur nature au milieu des baigneurs et des surfeurs très nombreux en raison du soleil et des vagues. Cette manoeuvre s'intégrait dans une semaine intense ponctuée par la révision des fondamentaux en matière de textes réglementaires, la visite de l'héliport de la Gendarmerie à Parme, beaucoup de sport et de secourisme.
Cette mobilisation s'explique. Sur Biarritz, la surveillance des plages reprend lors du week-end à rallonge du 1er mai à la Grande Plage, dans moins d'une semaine. Et dès la mi-juin, les postes du Miramar, du Port Vieux, de la Côte des Basques, de Marbella et de la Milady seront réactivés jusqu'à la fin septembre pour certains.
" On a anticipé ". Premier constat, les effectifs sont de plus issus
d'un recrutement local. « C'est un choix assumé par la ville »,
explique le sénateur-maire Didier Borotra qui assume pleinement ses
prérogatives en la matière. « Le maire est responsable de la baignade
sur sa commune. Et sur Biarritz, ce n'est pas une petite affaire ».
Pourquoi ce recrutement local ? « C'est le bon sens. Le retrait des CRS
du littoral me paraît inéluctable. J'ai compris depuis longtemps qu'ils
avaient d'autres chats à fouetter l'été que d'aller surveiller et faire
la police sur nos plages. Nous avons décidé de mettre en place un autre
dispositif. On a anticipé », répond Didier Borotra.
Ce dispositif biarrot ne comprendra donc cette année que 9 MNS-CRS
contre 18 la saison dernière. « Cette réduction d'effectif n'est pas
imposée. Nous avons réduit de nous-même notre demande au Ministère de
l'intérieur. Et puis de toute façon, c'est la commune qui payait les
services de ces MNS-CRS. Ces 9 CRS seront répartis sur la Grande Plage
et sur la Côte des Basques cet été ».
Les compétences des jeunes MNS valent bien celles des MNS-CRS estime le
premier magistrat et surtout ils sont disponibles dès le 1er mai ce qui
n'est pas le cas des policiers. « Depuis plusieurs années, la montée en
puissance d'une discipline comme le sauvetage côtier assure la
formation de jeunes femmes et de jeunes garçons qui ont une expérience
et un vécu que n'avaient pas leurs aînés, moi y compris », reconnaît
Emmanuel Immig, président du BSC (Biarritz Sauvetage Côtier) et
sapeur-pompier professionnel. « Le badge CRS c'est bien, mais face à
l'océan et ses dangers, il faut d'abord être bien préparé. Les vagues
et les courants ne font pas de distinction. »
80 recrues. La
saison dernière, 80 jeunes MNS ont été recrutés pour la saison par la
ville de Biarritz. Cet hiver, Emmanuel Immig et René Dubès, leur ont
donné un programme d'entraînement spécifique. « À charge pour eux de
bien travailler pour être au top lors des tests que nous faisons passer
au printemps avant une éventuelle nouvelle embauche ».
Pour Didier Borotra, « à terme, la ville assumera à 100 % la
surveillance des plages avec ce vivier de jeunes qui vont gagner en
expérience et sont parfaitement encadrés, en particulier par un homme
comme René Dubès. »
En lançant l'opération « Génération sauveteur », la ville et le
Biarritz Sauvetage Côtier espèrent également susciter des vocations.
Source : Sud Ouest Biarritz
Olivier Bonnefon | 25-04-2008
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